Février 2026
D’après mes observations, l’écrasante majorité des avis sur Athènes qui ont atteintes mes oreilles étaient, au mieux, mitigés : délabrée, couverte de graffitis, avec « rien à voir ni à faire à part marcher dans une énorme foule de touristes vers l’Acropole — qui n’est au fond qu’une immense ruine. » Bien que mon expérience des voyages aurait dû m’apprendre à me méfier de ce genre d’opinions, c’est tout de même avec un certain degré d’appréhension que nous avons pris l’avion pour Athènes. Notre première et unique véritable expérience en Grèce avait été en Crète, et ce voyage est immédiatement devenu, sans aucune hésitation, l’un de nos préférés. Et si Athènes se révélait être une énorme déception ?
Bon, spoiler: ceci ne fut pas le cas.
Bien au contraire, c’était un coup de foudre. Dès notre arrivée et une fois installés dans notre Airbnb, c’était déjà évident : Athènes avait conquis nos cœurs.
Dans cet article, je partagerai quelques moments forts de ce voyage ainsi que des idées de choses à voir (ou plutôt auxquelles prêter attention) à Athènes, ainsi que quelques-uns des meilleurs endroits où manger que nous avons eu la chance de découvrir.
Nous avons passé à Athènes une semaine entière, jours d’arrivée et de départ compris. C’était une décision audacieuse au vu de nos appréhensions, mais un plan B avait rapidement été établi : louer un scooter pour visiter des points d’intérêt aux alentours. Autre spoiler : pas eu besoin ! Athènes à elle seule suffisait largement à nous occuper. Cela dit, je dois rappeler que nous sommes des voyageurs lents ; je suis donc tout à fait consciente qu’il est possible de condenser notre itinéraire athénien en seulement trois jours. Tout dépend de vos centres d’intérêt et de votre rythme.
Toutes les photos ont été prises sur la pellicule Kodak ColorPlus 200.



Où loger à Athènes ?
Je suis sûre que vous savez, chers voyageurs, que la Grèce figure régulièrement parmi les dix pays les plus visités d’Europe. Mais saviez-vous que le tourisme représente environ 25 à 30 % du PIB grec (contre environ 7 à 9 % en France, le pays le plus visité au monde) ?
Il va sans dire qu’Athènes regorge d’Airbnb, d’hôtels, d’auberges de jeunesse et d’autres types d’hébergement — parfois au détriment des habitants, exactement comme dans d’autres villes devenues victimes de leur propre succès (Lisbonne, Barcelone…).
Malgré tout, j’ai réservé notre logement deux mois à l’avance, et avec le recul je me félicite de cette décision. Notre Airbnb n’était probablement ni le plus mignon ni le mieux équipé d’Athènes, mais en termes de budget et surtout d’emplacement (à quelques minutes du musée de l’Acropole et d’une station de métro), il offrait un excellent rapport qualité-prix.

Depuis la fenêtre de notre Airbnb
Où manger à Athènes ?
C’était clair entre nous : cette fois, l’objectif principal de notre voyage en Grèce était la gastronomie. Athènes a largement été à la hauteur.
Comme lors de notre voyage en Crète — où, sur deux semaines de restaurants quotidiens, il n’y a eu qu’une seule fois où l’on était déçu de notre choix de restaurant — environ 99 % de nos expériences culinaires à Athènes ont été excellentes. Voici donc la liste.
Mais d’abord, un petit avertissement concernant le choix des endroits où manger. Comme nous l’avons déjà établi, Athènes est une ville très touristique, ce qui signifie qu’elle regorge aussi de pièges à touristes. On peut y manger pour très peu, mais on peut aussi très facilement se retrouver soit dans des cafés brunch « troisième vague » servant des avocado toasts à des prix très élevés, soit dans des restaurants du type « Greek Gods of Acropolis » (nom inventé), situés dans les rues autour de l’Acropole, avec des menus interminables proposant moussaka surgelée, carbonara et pizza.
En Grèce, un schéma s’est rapidement imposé : si un endroit a l’air un peu défraîchi mais qu’il est plein de locaux — c’est là qu’il faut aller. Assez évident comme astuce mais qui marche très bien dans ce pays.
Nous avons aussi évité les bars sur les toits, même si je regrette un peu de ne pas avoir visité l’un des meilleurs bars à cocktails du monde — trois d’entre eux se trouvent à Athènes !

Alexandrino Restaurant

Nos restaurants préférés à Athènes
Je mentionnerai à nouveau ces restaurants à côté des points d’intérêt, mais une liste séparée de nos favoris peut aussi être utile :
- Alexandrino Restaurant — le gyros le plus délicieux du voyage.
- Aspro Alogo (“White Horse”) — un minuscule restaurant avec un propriétaire très authentique. Nous avons adoré cet endroit. C’est aussi le seul où nous avons reçu de petites douceurs offertes à la fin du déjeuner — chose courante en Crète, mais moins à Athènes.
- Olympion — un endroit fréquenté uniquement par des locaux, avec des portions gigantesques.
- Makedonikon — une incroyable bougatsa aux épinards pour 2 €, qui vous amène directement au ciel.
- Δια χειρός το πεϊνιρλί — notre adresse de petit-déjeuner quotidienne.
- Django Gelato Athens — la meilleure glace, idéalement située juste à côté de notre Airbnb.
- Little Tree Books and Coffee — clairement destiné aux visiteurs étrangers, mais j’ai beaucoup trop aimé l’intérieur pour ne pas l’inclure.
- Ψαροταβέρνα ο Ηλίας au Pirée — impossible de rêver d’une meilleure taverne de poisson. Rien que d’y repenser me procure des larmes de bonheur.
- Hippy Hippo — un excellent café.
- Krinos — l’endroit parfait pour goûter les loukoumades, autrement dit une véritable bombe calorique.



Makedonikon
Je dois aussi mentionner Souvlaki “O Kostas,” , qui apparaît dans presque tous les guides et articles de blog. Poussés par la curiosité, nous sommes allés le tester et… enfin, c’était bon, mais à ce stade nous avions déjà mangé tellement de choses exceptionnelles que l’expérience s’est un peu diluée parmi les autres. Nous avons aussi été surpris de voir que le souvlaki était servi dans du pain standard de supermarché, alors que nous nous attendions à une pita maison ou d’une boulangerie. Correct, mais peut-être plus tout à fait au niveau légendaire associé à sa réputation d’origine. Nous étions donc contents d’être arrivés parmi les premiers et de ne pas avoir attendu trop longtemps dans la file qui s’allongeait rapidement derrière nous.

O Kostas

Que voir à Athènes ?
Voici quelques lieux que nous avons visités, accompagnés de réflexions, de conseils et d’observations. Tout ce qui suit reflète uniquement notre expérience et le moment de notre visite (février 2026), car les impressions peuvent varier entre la basse et la haute saison.

L’Acropole
Allons droit au but et commençons par l’unique et extraordinaire Acropole. Peu de monuments dans l’histoire du monde sont à la fois aussi anciens et aussi largement reconnus dans toute la civilisation européenne — et au-delà. La visiter est absolument incontournable.
J’ai lu des articles affirmant que la visite ne valait pas le prix du billet (et en effet, depuis avril 2025, l’entrée est passée à 30 € par personne), mais je ne suis pas d’accord.
Ce que l’on ressent face à des monuments qui ont traversé plus de deux millénaires d’histoire ne peut pas être transmis par des photographies. Les panneaux explicatifs, les nombreux points de vue et, surtout, les travaux constants de conservation et de restauration ont évidemment un coût aussi.
Après ce petit discours moralisateur, je dois avouer notre chance : nous avons visité le troisième dimanche du mois, jour où l’entrée est gratuite. Trouver le site officiel pour les billets peut être un poil compliqué, donc voici le lien vers le site officiel. Dans la section des tarifs, vous trouverez aussi le calendrier des journées d’entrée gratuite.




Je pose avec les Cariatides



Musée de l’Acropole à gauche
Notre expérience a été fantastique. La journée était venteuse et nuageuse, avec une brume jaunâtre couvrant le ciel — un temps parfait pour découvrir l’Acropole autrement que sur des images de carte postale. Il y avait pas mal de visiteurs, mais rien de trop ; j’imagine que ça n’a rien de comparable avec les foules du printemps et de l’été (qui d’ailleurs et pourquoi va en Grèce en été et pourquoi ?!).
Nous y avons passé environ trois heures, et tout était beau et inspirant du début à la fin.
Si vous voyagez en haute saison, pensez à réserver votre créneau horaire bien à l’avance.


Le Musée de l’Acropole
Certains conseillent de visiter d’abord le musée puis l’Acropole, mais comme nous avons fait dans l’ordre inverse, il m’a semblé parfaitement logique aussi. J’irai même jusqu’à le recommander, car le musée propose une immersion tellement intense dans l’Acropole et le Parthénon que vous en aurez assez avant même la visite.
Le musée, enfin la visite, contrairement à l’Acropole elle-même, était effectivement un peu difficile. Des foules immenses, des visites de groupe, des enfants qui crient — j’étais très heureuse d’avoir apporté mes écouteurs à réduction de bruit. Après cinq heures dans le musée, nous étions complètement épuisés par la quantité d’informations qui sont tombés sur tous nos sens.
Le musée de l’Acropole nous a conquis. Son architecture est remarquable, les expositions sont magnifiquement conçues, les panneaux explicatifs sont clairs et les films très bien réalisés — il était excellent. Mon seul regret est qu’il n’existe pas de billet à entrées multiples, car nous serions volontiers revenus une seconde fois pour explorer plus attentivement les étages supérieurs.
Pensez à apporter un tote bag ou quelque chose de similaire, car les sacs à dos doivent être laissés au vestiaire — une découverte plutôt désagréable pour moi. Notez également que la photographie n’est pas autorisée dans certaines parties de la Galerie archaïque au premier étage. Comme nous l’a expliqué une gardienne du musée, des poses imprudentes ou des pas reculants pour des photos avaient auparavant endommagé des sculptures. Donc, pas de photos…

Voyez de petites ailes sur ses chaussures ?


Les quartiers d’Athènes : Pláka, Anafiótika et Monastiráki
On découvre rapidement qu’Athènes est composée de nombreux quartiers distincts — ce qui étaient autrefois des villages séparés ont progressivement été réunis en une seule ville (d’où « Athènes », qui en grec est grammaticalement un pluriel), et ces quartiers ont conservé leur caractère propre. Pláka est le quartier qui a conservé de nombreux bâtiments néoclassiques et, bien qu’assez touristique, reste un endroit très beau et agréable pour se promener, où l’on peut tomber au détour d’une rue sur des fragments d’architecture antique. Pláka se fond progressivement dans Monastiráki, un autre quartier qui abrite plusieurs sites antiques importants comme l’Agora romaine, la Tour des Vents et la bibliothèque d’Hadrien. Monastiráki m’a paru un peu trop touristique (dans le mauvais sens du terme) à mon goût, mais Pláka est merveilleux.



On dort par ici !






Montez absolument dans les rues qui longent les pentes de l’Acropole pour vous retrouver à Anafiotika — un minuscule quartier qui rappelle fortement les îles grecques. Il a été construit au XIXᵉ siècle par des artisans cycladiques originaires de l’île d’Anafi, qui y ont recréé des éléments de l’architecture traditionnelle de leur île natale — tout est très beau.


Place Syntagma & relève de la garde du Parlement
L’une des choses que Xavier avait très hâte de voir était la relève de la garde du Parlement sur la place Syntagma, la place principale d’Athènes, dont le nom signifie « Constitution ». La cérémonie a lieu toutes les heures devant le Parlement hellénique et elle est fascinante à regarder, à la fois pour ses mouvements lents et chorégraphiés et pour les uniformes traditionnels portés par les gardes — les Evzones.
Il existe aussi une relève complète, accompagnée de troupes en marche, qui a lieu le dimanche à 11 h.


La Trilogie athénienne : Bibliothèque nationale de Grèce, Université d’Athènes & Académie d’Athènes
Trois magnifiques bâtiments néoclassiques qui sont censés symboliser la renaissance culturelle de l’État grec moderne. Ironiquement, ils ont été conçus par des architectes danois, mais l’inspiration est clairement locale — aucun doute là-dessus. Les mosaïques de l’université sont hypnotisantes. Les formes et les détails sont magnifiques, et nous avons aussi eu la chance de passer par là pendant une cérémonie de remise de diplômes — un aperçu de la vie quotidienne de la ville, toujours précieux à voir dans un lieu aussi touristique.

Université d’Athènes
Les quartiers d’Athènes : Exárcheia, Kolonáki & Kerameikós
Exarcheia. C’est un peu par hasard que nous nous sommes retrouvés à Exárcheia — nous étions à la recherche d’une boutique photo pour acheter de la pellicule et d’une bonne librairie (les rues autour de l’université sont l’épicentre des librairies de toutes sortes, y compris françaises !). Puis nous nous sommes engagés dans le quadrillage des rues et au final sommes entrés dans le quartier d’Exárcheia. C’est un endroit assez fascinant, clairement très politisé et fortement marqué à gauche. Le quartier est depuis les années 70 associé à l’activisme étudiant et aux mouvements anarchistes. Graffitis, affiches, slogans, librairies marxistes, restaurants engagés — c’était un quartier très curieux à explorer et j’ai beaucoup aimé m’y promener (même si nous ne sommes ni anarchistes ni, et surtout pas, communistes). On y trouve aussi de très belles fresques murales réalisées par des artistes locaux.





A tous les sans-abris.
Kolonaki. Rien ne pourrait être plus différent que Kolonáki, qui est pourtant ironiquement voisin d’Exárcheia. C’est un quartier aisé avec des ambassades, des boutiques destinées à une clientèle avec de l’argent et des restaurants élégants — nous y sommes allés exprès pour ce contraste – il était bien au rendez-vous. Cela dit, notre exploration n’a pas duré longtemps : Kolonáki nous a semblé bien moins intéressant que l’Exárcheia avec son côté chaotique et artistique. On y trouve toutefois quelques joyaux architecturaux, comme le musée Benaki et le musée d’Art cycladique (que j’aurais beaucoup aimé visiter).

Le musée Benaki
Kerameikos. Un autre quartier qui nous intriguait était le district traditionnellement ouvrier autour de Kerameikós. Il n’est pas très grand et reste relativement préservé du tourisme, mais il possède sa propre atmosphère simple et authentique, avec des rues agréables à parcourir à pied. Nous avons également été surpris d’y découvrir un nombre important de commerces tenus par des propriétaires chinois. Dans l’ensemble, la visite a été très paisible et sereine.





Marché municipal central Varvakios
Nous adorons les marchés locaux, c’est donc avec beaucoup d’enthousiasme que nous nous sommes rendus au marché de Varvakios. Poisson, viande, petites tavernes, couleurs magnifiques, enseignes, sons et lumières — ce fut un véritable plaisir sensoriel, même si les alentours du marché peuvent paraître assez chaotiques, avec de nombreux bâtiments abandonnés ou à moitié en ruine (une vision assez fréquente à Athènes…). À l’extérieur du marché, on trouve aussi plusieurs stands de marché aux puces, eux aussi très pittoresques.


Big Bazaar

Le Jardin national & le stade panathénaïque Stadium
Un vaste jardin qui, avant de devenir national, était royal — mais quel que soit son nom, il reste un magnifique poumon vert d’Athènes, avec un labyrinthe de chemins sinueux, des recoins paisibles et plus de 500 espèces de plantes. On peut facilement y passer du temps à se promener, en tombant au détour des allées sur des ruines, des bassins, de petits pavillons et même une fontaine peuplée de tortues. Sincèrement recommandé.
Le jardin possède plusieurs entrées, alors pensez à repérer l’arc d’Hadrien et l’Olympiéion (le temple de Zeus Olympien), deux grands monuments antiques situés à proximité. Dans la même zone se trouve un autre site impressionnant : le stade panathénaïque — le lieu des premiers Jeux olympiques modernes en 1896, reconstruit sur les vestiges d’un stade antique datant du IVᵉ siècle av. J.-C.
Malheureusement, nous nous sommes contentés de passer devant, pensant revenir plus tard pour une vraie visite, des photos et peut-être la petite exposition olympique à l’intérieur. Mais nous avons mal calculé notre timing et n’y sommes finalement jamais retournés. Dommage.





L’arc d’Hadrien
Les vues sur l’Acropole
Ce qui est bien avec l’Acropole et son emblématique Parthénon, c’est qu’ils se dressent sur une colline, on peut donc les apercevoir depuis de nombreux points d’Athènes, à tout moment et sans forcément le rechercher. Je me demande souvent ce que peut ressentir un habitant — ou même plusieurs générations d’habitants — en voyant au quotidien un morceau aussi ancien de la civilisation européenne (et non, je ne crois pas qu’on puisse vraiment s’y habituer !).
Il existe quelques endroits particulièrement agréables pour admirer l’Acropole de loin, et nous en avons testé deux :
- L’Aréopage (colline d’Arès) — un excellent point de vue pour le coucher du soleil sur l’Acropole, mais comme c’est le plus accessible, il est généralement assez fréquenté.

La vue depuis L’Aréopage
- Le monument de Philopappos — un parc qui s’étend sur une colline dont les sentiers montent progressivement vers l’Observatoire. Nous y sommes allés au coucher du soleil également et avons passé un moment merveilleux : pas trop de monde, beaucoup de verdure, plusieurs points de vue différents et, dans l’ensemble, une très belle promenade.
Comme mentionné dans la section consacrée à la nourriture, il existe aussi plusieurs restaurants sur les toits offrant de superbes vues, mais nous n’en avons testé aucun.
La colline du Lycabette est également souvent citée parmi les meilleurs points de vue sur Athènes, mais nous avons décidé de garder quelque chose pour la prochaine fois.

La vue depuis le monument de Philopappos



La mer ! Voula & le Pirée
Nous avons longtemps hésité à consacrer une journée à une sortie hors d’Athènes, cette idée a finalement été rejetée : la plupart des endroits que nous voulions voir étaient trop éloignés pour une sortie tranquille d’une journée, et faire en coup de vent… – pas trop ce qu’on aime. Mais visiter la Grèce sans aller voir la mer… impossible.
Nous avons donc pris le tram en direction de la plage de Voula. Même si Voula appartient à une autre municipalité, l’endroit est facilement relié à Athènes et au Pirée, et le trajet en lui-même était très agréable. Après cinq jours de marche intensive, simplement s’asseoir et regarder le paysage défiler devant soi devient tout un plaisir.

Nous avons fait une longue promenade le long de la plage de Voula et nous avons tous les deux senti nos corps se remplir de vitamine D — et de joie. Pour situer le contexte : nous arrivions d’Ukraine après un hiver particulièrement rude. Pendant deux mois, nous n’avions vu que de la neige ; imaginez donc redécouvrir le soleil, les plantes et les eaux bleues de la mer Égée. Nous étions le 19 février, mais ce n’était pas une raison pour ne pas se baigner. La plage naturiste a d’ailleurs très commodément résolu notre problème de ne pas avoir emporté de maillots de bain.






Sur le chemin du retour, nous nous sommes arrêtés au Pirée pour le moment gastronomique le plus mémorable de notre voyage à Athènes et pour une courte promenade le long du port. Même si le Pirée ressemble aujourd’hui à une ville portuaire moderne assez ordinaire, il est historiquement tout aussi ancien qu’Athènes, avec son propre passé riche.

Le Pirée

Le métro d’Athènes et autres curiosités urbaines
Un titre un peu « clickbait », mais j’utiliserai cette section pour quelques observations sur la ville.
D’abord — le métro. Quand on creuse des tunnels dans une ville aussi ancienne qu’Athènes, découvrir des vestiges archéologiques est inévitable. Qui entraînent des fouilles supplémentaires, des études et parfois des modifications des projets de construction. Résultat : dans des stations comme Acropolis ou Piraeus, on peut voir des artefacts et des présentations archéologiques directement dans les halls du métro. Fascinant.

La station Acropolis


La situation urbaine d’Athènes est en effet intéressante. Si vous vous demandez pourquoi la ville paraît si… cubique, je vous conseille de lire sur le système d’antiparochí, qui a façonné une grande partie de l’Athènes moderne. Quant aux bâtiments néoclassiques délabrés, leur état est en partie lié aux taxes d’héritage et à des réglementations de rénovation complexes. J’espère sincèrement que la municipalité trouvera un moyen d’y remédier — perdre de tels joyaux serait vraiment dommage.
Lectures de voyage
Une rubrique que j’aimerais rendre régulière, même si je n’y parviens pas toujours, est celle des livres. Cette fois-ci, j’avais plusieurs excellents compagnons de lecture :
Mythos and Heroes de Stephen Fry — après ce cycle, la mythologie grecque n’aura plus de secrets pour vous.
24 Hours in Ancient Athens: A Day in the Life of the People Who Lived There by Philip Matyszak — le titre parle de lui-même. J’ai énormément appris sur l’Athènes antique, ce qui m’a permis de vivre la visite avec une perception bien plus profonde. Hautement recommandé.

Épilogue
Voilà donc Athènes. Une semaine de voyage lent, de nourriture délicieuse, de gens accueillants, d’une histoire qui vous pénètre sous la peau et d’un présent complexe — tout cela, c’est Athènes. Si quelqu’un vous dit qu’il n’y a rien à y faire, ne l’écoutez pas.
Comme toujours, nous serions ravis d’avoir de vos nouvelles — n’hésitez pas à nous contacter de quelque manière que ce soit. Tous les retours, commentaires et emails sont les bienvenus, surtout à une époque où les réseaux sociaux déclinent et où les contenus de voyage générés par l’IA se multiplient. Merci de votre lecture !






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